vadrot1Quand on cherche des renseignements sur Claude-Marie Vadrot sur internet, on trouve des choses sur le développement durable et la biodiversité. Ce qui met déjà la puce à l'oreille. Si on fouille un peu mieux, il apparaît que ce personnage enseigne à l'Université Paris VIII, notamment l'Histoire des protecteurs de l'environnement. Voilà qui est louche. Claude-Marie Vadrot est par ailleurs journaliste, il fut grand reporter au Journal du Dimanche de 1989 à 2006, et il est président de l'Association des Journalistes pour la Nature et l'Ecologie. Il semble être en outre spécialiste de la Russie, et a écrit un livre sur les castors. Comme si les castors savaient lire...

Journaliste, il l'est toujours, et il écrit dans Politis, "L'hebdo indépendant et engagé". Ben voyons... Dans Politis, Claude-Marie Vadrot fustige la fraise espagnole et dissimule à peine un inadmissible soutien au terroriste d'ultra-gauche Julien Coupat, justement incarcéré pour le bien de l'ordre et de la sécurité. Claude-Marie Vadrot est un ennemi du fichage des citoyens, qu'il n'hésite pas à qualifier de flicage, ce qui prouve bien qu'il a des choses à se reprocher. Il tient également un blog, dans lequel, odieux fumeur de pipe cosmopolite (comme le montre la photo illustrant ce portrait), il s'insurge contre la bonne censure, métropolitaine et hygiénique, de la pipe à Tati.

vadrot2Bref, la preuve en est faite, je pense, Claude-Marie Vadrot est un dangereux activiste gauchiste, ennemi de l'ordre et de la morale. En conséquence, même si Claude-Marie Vadrot n'est somme toute qu'un pas grand-chose (songez que Google ne renvoie même pas 20 000 pages à son nom, soit considérablement moins que pour Brice Hortefeux, et qu'aucun groupe ne parle de lui sur Facebook), c'est justice bien légitime que les dévoués serviteurs du bon du beau et du juste l'aient empêché, le 31 mars dernier, d'instiller sa pensée sournoise, insidieuse, révolutionnaire et vraisemblablement empreinte d'évolutionnisme dans l'esprit de jeunes étudiants innocents dans l'enceinte du Jardin des Plantes de Paris. Cet épisode exemplaire est relaté ici.